Qu'est-ce que la méditation de pleine conscience?

Méditer, c'est s'arrêter, ressentir, observer et laisser les choses être telles qu'elles sont.

Incrite depuis des millénaires au coeur des pratiques de certaines religions, la méditation de pleine conscience a été importée dans le monde de la psychothérapie il y a quelques années. Elle est de plus en plus utilisée dans le soin de la souffrance physique ou psychique et son intérêt a été validé scientifiquement dans de nombreuses indications.

"La présence, pas le vide ! Méditer, c’est s’arrêter. Aller en nous-même, là où c’est toujours près de nous." Christophe André

Dans un monde où tout va très vite, apprenons à nous reconnecter à nous-même,  à vivre en pleine conscience. Prenons le temps de respirer, de constater la vie en nous.

 

Lorsqu’on parle de « pleine conscience », « méditer » signifie s’entrainer à diriger son attention sur le moment présent. Il s’agit d’être présent à ce qui est là, en s’efforçant de ne pas y réagir et simplement de l’observer et de le ressentir.

Contrairement à certaines idées reçues, la méditation de pleine conscience n'est pas:

  • une longue et profonde réflexion,
  • une méthode pour faire le vide dans sa tête,
  • une démarche religieuse ou spirituelle,
  • une technique de relaxation, de sophrologie ou d’hypnose.

Ce que l’on nomme « méditation » relève d’exercices délibérés, prolongés et répétés, nous permettant de développer notre aptitude à « faire attention ». Les trois grandes dimensions de l’expérience personnelle – les pensées, les émotions et les sensations corporelles – sont ciblées, séparément ou ensemble, dans le cadre de cette approche. 

Si la pratique de la pleine conscience peut paraître simple, elle n’est pas nécessairement facile car nos habitudes mentales, nos réactions automatiques, nous détournent en permanence de l’ici et maintenant.

Objectifs

  • Vivre l'instant présent
  • Réduire le stress et l'anxiété
  • Etre présent à soi, à son environnement
  • Se reconnecter au souffle de vie
  • Développer sa concentration, sa capacité d'attention et de présence
  • Prendre du recul
  • Trouver un équilibre, le calme intérieur
  • Apprendre à gérer ses pensées néagatives (ruminations)
  • Activer la confiance en soi

Nature

Comment fait-on?

Apprendre à s'arrêter fréquemment en observant une pause. Et, parallèlement, c'est effectuer des gestes consciemment, alors qu'on les effectuait en "mode automatique".

Pratiquer la pleine conscience, c'est comme pratiquer un instrument ou un sport. Il faut s'exercer régulièrement. C'est un apprentissage.

Le lieu du choix entre l'urgent et l'important

Aujourd’hui, l’urgence caractérise nos modes de vie occidentaux. Le modèle économique de la concurrence mondialisée, ainsi que l’évolution des technologies de la communication, ont provoqué une accélération considérable de nos rythmes de vie. Les écrans, les téléphones portables, Internet et les réseaux sociaux nous saturent d’informations. Les objets que nous possédons finissent par nous asservir. Débordés de sollicitations, nous courons sans cesse sous la dictature de la rentabilité, de la réactivité et de l’immédiateté. Notre impulsion à agir dans l’urgence nous désengage de notre pensée consciente et nous éloigne de ce qui est important, de ce qui est essentiel pour nous, et bien sûr, de nous-mêmes. De ce fait, nous risquons de vivre dans un excès de stress et dans un immense déficit de sens. Un danger permanent est de perdre le contact avec notre système de valeurs.

« Comme la sédentarité de nos sociétés modernes a créé dans nos corps le besoin de sport, la sursollicitation éveille dans nos esprits le besoin de méditation » dit très justement Christophe André. 

La pleine conscience nous permet de changer de « vitesse mentale », de ralentir, de sortir de nos automatismes et de nous rapprocher de nos besoins fondamentaux. Elle nous aide à distinguer l’urgent de l’important, et à faire, peu à peu, de la place dans notre vie à ce qui est essentiel.